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Voici une liste des raisons les plus souvent données par les non-vegans pour justifier le fait qu’ils souhaitent continuer à consommer des produits animaux et donc contribuer financièrement à leur exploitation par leurs choix quotidiens.

Quelques sujets de réflexion :


Les éleveurs prennent soin de leurs bêtes, elles ne sont pas malheureuses. Les labels le garantissent.

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L’être humain est omnivore, nos ancêtres mangeaient des animaux

Nos ancêtres n’ont pas toujours mangé de la viande, et lorsqu’ils en consommaient, c’était occasionnel. Leur alimentation était majoritairement végétale : fruits, légumes, tubercules et graines constituaient l’essentiel de leur régime.

Être omnivore ne signifie pas être obligé de manger des animaux.

Avec notre connaissance actuelle et l’abondance de végétaux nutritifs et délicieux, pourquoi continuer à justifier la consommation d’animaux par le passé alors que nous pouvons choisir une alimentation éthique et saine ?


C’est trop bon ! Les produits animaux ont trop bon goût pour s’en passer !

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Les Produits Animaux sont nécessaires pour la santé

De nombreuses études montrent qu’une alimentation végétale équilibrée fournit tous les nutriments essentiels à une bonne santé. Si notre santé ne dépend pas des produits animaux, pourquoi causer leur souffrance et leur mort inutilement ?

Cf les Etudes de l’Observatoire National des Alimentations Végétales, de l’Académie de Nutrition et de Diététique et celle de l’ANSES qui indiquent qu’une alimentation végétale équilibrée est adaptée aux humains à tous les âges et prévient de nombreuses maladies.

Observatoire National des Alimentations Végétales :

Alimentation végétale : https://onav.fr/avoir-une-alimentation-majoritairement-vegetale-est-bon-pour-la-sante-et-pour-lenvironnement-selon-loms

Académie de nutrition et de diététique :

Végétalisme à tout âge : https://bit.ly/2KObDM3

ANSES Agence Nationale de Sécurité Sanitaire :

Prévention de pathologies: https://www.anses.fr/en/system/files/NUT2012SA0103Ra-3.pdf


Il y a des problèmes humains plus importants : famine, guerres

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J’ai d’autres préoccupations plus importantes

Il est vrai que le quotidien peut nous submerger.

Cependant, s’informer et réfléchir à l’impact de nos choix alimentaires est important. Cela permet de s’assurer que nos actes quotidiens sont en phase avec nos valeurs.

Choisir une alimentation végétale, c’est un geste simple et concret pour réduire la souffrance animale, protéger l’environnement et améliorer sa santé.

Cela ne prend pas plus de temps que de faire ses courses autrement et d’essayer de nouvelles recettes.


C’est culturel, on a toujours mangé des animaux

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La viande a permis à l’homme de devenir ce qu’il est

L’évolution humaine ne repose pas uniquement sur la consommation de viande.

C’est plutôt la maîtrise du feu, l’amélioration de l’hygiène, la conservation des aliments et l’accès régulier à des calories qui ont façonné notre développement.

Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de viande pour évoluer ou prospérer : une alimentation végétale équilibrée suffit à couvrir tous nos besoins.

  1. Le rôle du feu : La cuisson des aliments a permis une meilleure digestion et absorption des nutriments, ce qui a favorisé le développement cérébral.
  2. L’accès aux calories : La stabilité alimentaire a été un facteur clé pour l’évolution humaine. Les tubercules, les céréales et les légumineuses ont longtemps constitué une part importante de l’alimentation.
  3. Hygiène et santé : L’amélioration de l’hygiène, de la médecine et de la conservation alimentaire a joué un rôle fondamental dans notre survie et notre progrès.

En résumé : Ce n’est pas la viande qui a fait l’Homme, mais l’intelligence et l’adaptabilité à tirer parti de ce qu’il avait à disposition. Aujourd’hui, notre intelligence nous permet de choisir une alimentation éthique, saine et durable.


Les animaux sont sur Terre pour être mangés, certaines religions laissent entendre que nous pouvons manger des animaux

Si tu as le choix entre un plat végétal et un plat à base de produits animaux, quelle religion te demande explicitement de choisir le plat qui a causé souffrance et mort animale ?

Les animaux n’existent pas pour servir les humains, mais pour vivre leur propre vie.

Ce sont des êtres sensibles qui ressentent des émotions, la douleur, la peur, et cherchent à avoir une vie agréable, tout comme nous.

En respectant leur droit à vivre, nous contribuons à un monde fondé sur la bienveillance et la compassion, des valeurs centrales dans de nombreuses traditions religieuses.

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Les plantes souffrent

Les plantes n’ont pas de système nerveux ni de cerveau, donc elles ne ressentent ni douleur, ni peur, ni souffrance comme les animaux.

Mais si cela t’inquiète, sache qu’il faut beaucoup plus de plantes pour nourrir un animal destiné à l’abattoir pour être mangé par les humains, que pour nourrir directement les humains à base de végétaux.

En choisissant une alimentation végétale, tu causes donc moins de ‘souffrance’ aux plantes aussi.


Consommer des produits animaux est un choix personnel

Consommer des produits animaux semble être un choix personnel, mais ses conséquences ne le sont pas :

  • les animaux, qui subissent souffrance et mort, sont impactés directement
  • l’environnement est gravement affecté par la déforestation, la pollution des eaux et les émissions massives de gaz à effet de serre liées à l’élevage
  • et la santé publique est mise en danger par des épidémies zoonotiques (transmises par les animaux), l’antibiorésistance et l’augmentation des maladies chroniques liées à une surconsommation de produits animaux.

Un choix véritablement personnel est celui qui n’impose pas de souffrance ou de tort à autrui.

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C’est légal

La légalité ne définit pas la moralité. L’exploitation animale est légale, mais cela ne la rend pas juste.

Dans l’histoire, beaucoup d’injustices ont été légales avant d’être remises en question : l’esclavage, le travail des enfants, la discrimination…

Aujourd’hui, nous avons le choix de ne pas participer à la souffrance animale, même si elle est permise par la loi.


J’aime les animaux, je ne veux pas les faire souffrir mais je continue à les manger, je ne suis pas responsable de la maltraitance qu’ils subissent

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Le soja mangé par les végans est responsable de la déforestation

Le soja a une grande part de responsabilité dans la déforestation, mais pas celui consommé par les végans.

Environ 80 % du soja mondial est utilisé pour nourrir les animaux d’élevage, et non directement les humains.

En choisissant une alimentation végétale, on réduit considérablement la demande en soja et donc son impact environnemental.

C’est l’élevage industriel, et non les végans, qui est la principale cause de déforestation liée au soja.

L’alimentation végétale est une solution, pas une cause, aux problèmes environnementaux.


Si on n’exploitait pas les animaux, ils disparaîtraient

Les animaux élevés pour l’exploitation existent en grand nombre uniquement parce que nous les faisons se reproduire artificiellement pour répondre à nos besoins.

Si nous arrêtions de les exploiter, leur population diminuerait progressivement, mais cela ne signifie pas qu’ils disparaîtraient.

En réduisant leur élevage industriel, nous ferions de la place pour la faune sauvage, qui est réellement menacée par nos activités.

Sauver les espèces, respecter leur environnement, n’a rien à voir avoir avec leur exploitation.

L’existence des animaux d’élevage ne devrait pas dépendre de leur exploitation. Nous pouvons imaginer un futur où ils vivent en petits nombres, dans des sanctuaires ou des espaces protégés, sans être exploités.


Si on n’exploitait pas les animaux, ils nous envahiraient

Les animaux d’élevage ne se reproduisent pas naturellement en grand nombre : leur population est strictement contrôlée par l’industrie humaine, qui les fait se reproduire artificiellement pour répondre à la demande.

Si nous arrêtions de les exploiter, leur reproduction serait également stoppée, et leur population diminuerait progressivement.

Les animaux ne nous envahiraient pas, car ils ne sont pas autonomes pour survivre et se multiplier dans nos environnements modernes.


On peut tuer humainement les animaux


Il n’y a pas assez de terre agricole pour que tout le monde soit végan

En réalité, il faut beaucoup plus de terres agricoles pour produire des aliments d’origine animale que pour nourrir directement les humains avec des végétaux.

La majorité des cultures actuelles sert à nourrir les animaux d’élevage, pas les humains.

Si tout le monde adoptait une alimentation végétale, on pourrait réduire significativement l’utilisation des terres et libérer de l’espace pour reforester, préserver la biodiversité et combattre le changement climatique.

Une alimentation végétale nécessite beaucoup moins de terres, d’eau et d’énergie.

Par exemple, il faut environ 7 à 10 kilos de céréales pour produire 1 kilo de viande de bœuf. En consommant directement les céréales, on utilise beaucoup moins de ressources.

Source principale : FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture)

Selon certaines estimations, une transition mondiale vers le végétal pourrait libérer jusqu’à 75 % des terres agricoles actuelles, même en nourrissant toute la population humaine.

Source principale : Étude de l’Université d’Oxford, 2018

  • Auteur : Joseph Poore & Thomas Nemecek.
    Cette étude est l’une des plus complètes sur l’impact environnemental des systèmes alimentaires. Elle conclut qu’une transition vers une alimentation végétale permettrait de libérer environ 76 % des terres agricoles utilisées actuellement, soit une surface équivalente à celle des États-Unis, de la Chine, de l’Australie et de l’Union européenne combinés.
  • Article : « Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers »

C’est la loi de la nature, les lions mangent les gazelles, les animaux se mangent entre eux

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Des animaux meurent lors des récoltes de végétaux

Il est vrai que des animaux peuvent être accidentellement tués lors des récoltes de végétaux.

Cependant, la grande majorité des cultures végétales sert à nourrir les animaux d’élevage, pas les humains.

En consommant directement des végétaux, on réduit considérablement le nombre total d’animaux tués, car il faut beaucoup moins de terres et de cultures pour nourrir une personne végane qu’une personne consommant des produits animaux.

Adopter une alimentation végétale est donc la meilleure façon de minimiser le mal causé aux animaux.

On estime que l’élevage utilise environ 83 % des terres agricoles mondiales, mais ne fournit que 18 % des calories consommées par les humains (Source : Étude de l’Université d’Oxford, 2018).


L’humain est supérieur aux animaux

Être ‘supérieur’ implique une responsabilité, pas un droit d’exploiter.

Si les humains se considèrent comme supérieurs grâce à leur intelligence ou leur puissance, ils devraient utiliser ces qualités pour protéger les plus vulnérables, et non pour les exploiter.

La vraie grandeur se mesure à la compassion et à la justice, pas à la domination ou à la violence. Quelle valeur a cette ‘supériorité’ si elle sert à causer souffrance et destruction ?

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C’est difficile de devenir végan

Ce qui est difficile, ce n’est pas d’arrêter les produits animaux, car l’alimentation végétale est variée, savoureuse et en pleine expansion.

Ce qui est vraiment difficile, c’est de voir les gens ignorer l’urgence d’arrêter leur consommation de produits animaux, simplement parce que ‘tout le monde le fait’.

C’est douloureux de constater que des personnes qui se disent bienveillantes et opposées à la cruauté, continuent malgré tout à financer une industrie cruelle et violente alors que les produits animaux ne sont pas indispensables pour être en bonne santé, bien au contraire !

Elles tiennent le couteau sans en avoir pleinement conscience !

Et ce qui est encore plus difficile, c’est d’accepter que des gens qui reconnaissent qu’il y a un problème moral dans l’exploitation animale choisissent de ne pas s’informer davantage et surtout continuent de contribuer.

C’est souvent le cas de nos proches : nous les avons informés, pourtant ils ne changent rien, ou peu de choses, malgré le trop grand nombre de victimes qui vivent un enfer. Souvent, « réduire » leur semble suffisant alors que causer souffrances et mort, ne serait-ce qu’à un seul animal, pour le plaisir de le manger, est impensable pour un végan (cf sujet suivant).

Ce décalage entre valeurs et actions est difficile à comprendre et à accepter.

Les personnes véganes se sentent souvent à part et incomprises lors des repas de famille et entre amis, mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a de plus en plus de végans. Cela rendra les choses de plus en plus faciles, et crée un espoir pour un monde plus juste !


Réduire est suffisant

Réduire sa consommation de produits animaux est un premier pas, mais cela reste insuffisant et doit faire l’objet d’une transition rapide. Cela ne peut pas être l’objectif final.

Tant que l’on consomme des produits issus de l’exploitation animale, on continue à soutenir un système qui cause souffrance et mort, ce qui est en contradiction avec des valeurs de justice et de compassion.

Pour toute autre question de justice, comme la violence ou la discrimination, ‘réduire’ ne serait pas acceptable : par exemple, frapper quelqu’un une fois par semaine au lieu d’une fois par jour reste injustifiable. Pourquoi alors tolérer une exploitation partielle des animaux ? Faire souffrir et mourir seulement 2 millions d’animaux par jour en France au lieu de 3 millions ?

Choisir de ne plus participer du tout à leur souffrance est le seul moyen d’être en accord avec nos valeurs morales.

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Le système ne changera pas

Le système ne changera pas tout seul, mais il change déjà grâce aux choix de millions de personnes qui refusent de participer à l’exploitation animale.

Chaque action individuelle compte : ce sont les consommateurs qui influencent la demande et poussent les entreprises et les gouvernements à évoluer.

Les alternatives végétales sont de plus en plus accessibles, et de nombreuses entreprises s’adaptent à cette transition.

Dire que le système ne changera pas, c’est oublier que tous les grands changements ont commencé par des individus qui osaient faire différemment.

Il y a encore quelques décennies, l’esclavage ou la ségrégation étaient considérés comme ‘normaux’. Ce sont les actions collectives qui ont permis de transformer ces injustices en souvenirs du passé.


Les végans sont extrêmes

Est-ce vraiment extrême de refuser de participer à la souffrance et à la mort d’animaux innocents ?

Ce qui est extrême, c’est de tuer 80 milliards d’animaux par an pour des choix alimentaires alors que nous n’en avons pas besoin pour vivre en bonne santé.

Le véganisme, c’est simplement chercher à vivre en cohérence avec des valeurs de compassion et de justice. Cela peut sembler radical seulement parce que la norme actuelle est profondément violente. C’est une logique éthique, pas une extravagance !

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Les insectes, c’est l’avenir !

Les insectes, comme les autres animaux, sont des êtres sentients, capables de ressentir la douleur et d’avoir des comportements complexes.

Les élever et les exploiter revient à continuer une logique d’exploitation animale, simplement à une échelle différente.

L’avenir, c’est plutôt une alimentation végétale, qui respecte tous les êtres sensibles, tout en étant durable et adaptée aux besoins humains. Nous pouvons créer un futur où personne n’est exploité, ni les grands animaux, ni les plus petits.


Je mange peu de viande, je me fournis chez mon petit boucher, mon petit éleveur, je suis Flexitarien !

Réduire sa consommation de viande est déjà un pas dans la bonne direction. Mais, que ce soit dans une ferme industrielle ou chez un petit éleveur, la finalité reste la même : l’animal est tué, après une vie peu enviable et bien avant la fin de sa vie naturelle, alors qu’il tenait autant à vivre une vie agréable que nous.

De plus, beaucoup sous-estiment à quel point les produits animaux sont omniprésents dans notre alimentation. Ce n’est pas seulement la viande visible comme un steak ou une escalope : il y a aussi le lait, les œufs, le fromage, le beurre, le jambon, les lardons, et bien d’autres ingrédients cachés dans de nombreux plats et produits transformés.

Sans une démarche volontaire pour éliminer les produits animaux, on continue à en consommer à outrance, sans même s’en rendre compte.

Une transition vers une alimentation végétale permet de prendre conscience de ces habitudes et de faire des choix en accord avec des valeurs éthiques et responsables.


Se complémenter en B12 n’est pas naturel

Ce qui n’est pas naturel, c’est le mode de vie moderne qui a éliminé la vitamine B12 de notre environnement. La B12 est produite par des bactéries présentes dans les sols et l’eau. Par le passé, nous en obtenions naturellement en consommant des aliments non lavés ou de l’eau non traitée. Aujourd’hui, nos pratiques d’hygiène et d’agriculture ont supprimé ces sources, même pour les omnivores.

D’ailleurs, la majorité de la B12 que les omnivores consomment provient de suppléments ajoutés dans l’alimentation des animaux d’élevage. En prenant un complément directement, on contourne simplement cette étape.

Ce n’est pas moins naturel de prendre de la B12 que de traiter l’eau potable, enrichir les aliments en fer ou consommer des médicaments modernes.

Ce qui est encore moins naturel, c’est l’élevage intensif et la perte de biodiversité qui en résulte.


Les végans ont une triste vie

Ce n’est pas triste d’être en phase avec ses valeurs : c’est libérateur et gratifiant.

En devenant végan, on gagne en estime de soi, car on agit pour un monde plus juste, en cohérence avec ses principes.

De plus, l’alimentation végétale est loin d’être monotone ou ennuyeuse : elle est riche, variée et pleine de découvertes culinaires.

Être végan, c’est aussi faire partie d’un mouvement inspirant, qui défend la compassion, la santé, et la planète.

La vraie tristesse, c’est de savoir qu’on contribue à la souffrance animale et environnementale, alors qu’on a le pouvoir de changer les choses.


Le soja est dangereux pour notre santé

Ce sujet étant purement médical, je ne donnerai pas mon avis.

Je vous invite à vous intéresser aux études les plus récentes sur le sujet et notamment de lire la publication de l’ONAV (Observatoire National des Alimentations Végétales) du 27/02/2024 : https://onav.fr/le-soja-quoi-de-neuf/


La compassion envers tous les animaux, c’est de la sensiblerie

Ce n’est pas être trop sensible que de comprendre la souffrance d’un animal, qui est un être vulnérable et qui, comme nous, ressent la douleur, la peur et le désir de vivre.

Au contraire, c’est une preuve d’empathie et de connexion avec le vivant.

La compassion envers tous les êtres est une force, pas une faiblesse, et nous aide à construire un monde plus juste.

Ce qui serait vraiment préoccupant, ce serait de ne plus être sensible à cette réalité car ce serait perdre de notre humanité !


Les vidéos de violence en abattoirs montrent des cas isolés

Les vidéos des abattoirs, comme celles publiées par L214, ne montrent pas des cas isolés. Elles révèlent la réalité systémique d’un modèle industriel où la souffrance animale est inhérente au processus. Ces images sont tournées dans des abattoirs classiques, pas dans des lieux clandestins ou illégaux.

Même dans des conditions dites ‘optimales’, tuer un animal contre sa volonté implique inévitablement stress, peur et souffrance. Les animaux se débattent, cherchent à fuir et ressentent l’angoisse de leur fin imminente.

L’argument des ‘cas isolés’ cherche à détourner l’attention de cette réalité : l’exploitation animale est structurellement violente, peu importe où elle a lieu, ni sous quel label. Même lorsque les ouvriers respectent les règles, tuer ne peut pas se faire sans violence. Le faire à la chaîne, souvent sous les yeux des autres animaux, ajoute une cruauté insoutenable. »


Les animaux ne souffrent pas de la même façon que nous

Il est vrai que les animaux ne ressentent pas la souffrance exactement comme nous, car leur perception dépend de leur espèce et de leur système nerveux.

Souffrent ils plus ou moins que nous ?

Probablement plus dans certaines situations, car ils ne peuvent pas comprendre ce qui leur arrive ou espérer une fin à leur calvaire. Leur souffrance est immédiate, brute, sans aucun répit ou consolation.

Comment comparer et surtout quel est l’intérêt de hiérarchiser la souffrance ?

Ce qui est prouvé scientifiquement, c’est qu’ils ressentent bel et bien la douleur, la peur et le stress.

Ce qui importe, ce n’est pas la manière exacte dont ils souffrent, mais le fait qu’ils cherchent à éviter cette souffrance, tout comme nous. Qu’un animal souffre ‘différemment’ ne justifie pas de lui infliger volontairement douleur et mort.

La compassion ne doit pas dépendre de la façon dont l’autre ressent, mais du simple fait qu’il ressent.

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Je mange les œufs d’une poule heureuse élevée par une amie

Manger les œufs d’une poule élevée dans de bonnes conditions peut sembler inoffensif, mais il faut se rappeler que pour chaque poule pondeuse, un poussin mâle a été broyé vivant ou gazé, car ils sont considérés comme des déchets par l’industrie. En effet, parmi les poussins qui naissent, il y a autant de mâles que de femelles, mais comme les mâles ne pondent pas d’œufs et ne sont pas aussi rentables génétiquement que ceux élevés pour leur viande, ils sont éliminés.

Même les poules des particuliers viennent de couvoirs qui appliquent cette pratique. En continuant à consommer des œufs, même ceux d’une ‘poule heureuse’, on perpétue ce système cruel.

De plus, une poule ne pondrait pas autant d’œufs naturellement : ses cycles sont artificiellement augmentés par des siècles de sélection humaine, ce qui épuise son corps et peut causer des maladies.

Pourquoi ne pas lui rendre ses œufs, riches en nutriments qu’elle pourrait utiliser pour rester en bonne santé ? En effet, pour se maintenir en bonne santé, les poules mangent parfois leurs propres œufs, car ceux-ci contiennent des nutriments essentiels, comme du calcium, dont elles ont besoin pour compenser la perte liée à la ponte. »*


Ma famille, mes amis n’apprécieraient pas que je devienne végan, je ne veux pas m’isoler des autres

Il est vrai que se déclarer végan peut être difficile au sein de sa famille, surtout au début. Voir ses proches consommer des produits issus de la souffrance animale alors que tu as pris conscience de cette réalité peut rendre les repas très éprouvants. Mais en affirmant tes convictions avec douceur et en expliquant ton choix, tu peux semer des graines dans leur esprit.

Être végan ne signifie pas toujours convaincre immédiatement, mais plutôt susciter une réflexion. Avec le temps, certains membres de ta famille pourraient commencer à comprendre ta démarche, à poser des questions, et même à s’intéresser à une alimentation plus éthique. Ces petits pas peuvent transformer un sentiment d’isolement en une opportunité de connexion et de changement.

Et rappelle toi que tu n’es pas seul·e : de plus en plus de gens – des millions ! – partagent cette prise de conscience. Chaque geste compte, et ton exemple pourrait inspirer bien plus que tu ne le penses.

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Manger végétal revient cher, c’est pour les riches

Les aliments les plus chers étant la viande et le fromage (lorsqu’ils sont de bonne qualité), manger végétal peut être très économique si on privilégie les aliments de base comme les légumes, les fruits, les céréales (riz, pâtes, quinoa) et les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), qui sont parmi les aliments les moins chers et les plus nutritifs.

Ce qui peut sembler ‘cher’, ce sont les alternatives transformées comme les faux-mages ou les simili-carnés, mais ils ne sont pas indispensables et peuvent être utilisés occasionnellement. Une alimentation végétale équilibrée et économique est tout à fait possible en cuisinant des plats simples à base d’ingrédients bruts.

Et la bonne nouvelle, c’est que plus les gens adoptent une alimentation végétale, plus l’offre de produits en magasin devient variée et accessible. Avec cette demande croissante, les prix des alternatives végétales continueront à baisser, rendant cette transition encore plus facile pour tout le monde.

En retirant les produits animaux du budget, on libère aussi de l’espace pour acheter des produits végétaux de meilleure qualité ou en plus grande variété. Manger végétal peut donc être aussi économique que sain et éthique.


Ce n’est pas moi seul.e qui ferait la différence en devenant végan

Il est vrai qu’une seule personne ne peut pas changer le monde, mais chaque geste compte. En devenant végan·e, tu réduis significativement la demande de produits animaux, et chaque choix que tu fais envoie un message à l’industrie : les gens veulent des alternatives plus éthiques et durables.

De plus, ton exemple peut inspirer d’autres personnes autour de toi à réfléchir et peut-être à suivre cette voie. Les grands changements commencent souvent par une minorité de personnes qui agissent selon leurs convictions. Si tout le monde pensait que ses actions ne comptent pas, rien ne changerait jamais.

L’impact d’une personne végane est loin d’être négligeable : en une année, c’est environ 200 animaux épargnés, des milliers de litres d’eau économisés et une réduction significative de l’empreinte carbone.

Le véganisme a déjà permis une croissance rapide des alternatives et options végétales dans le monde entier. Chaque personne qui agit contribue à ce changement.


Le véganisme est une secte

Le véganisme n’a rien à voir avec une secte. C’est simplement un mode de vie basé sur des valeurs de compassion, de justice et de respect de la vie, pour les animaux, la planète et la santé humaine. Contrairement à une secte, il n’y a ni chef, ni dogme, ni obligation : chacun choisit librement de devenir végan en fonction de ses convictions personnelles.

Le véganisme repose sur des faits scientifiques et éthiques solides, et non sur des croyances. Il invite à réfléchir sur nos choix de consommation et leurs impacts, mais ne force personne à adhérer.

Le fait que de plus en plus de gens s’y intéressent montre que ce n’est pas une idéologie extrême, mais une réponse cohérente aux problèmes éthiques et environnementaux de notre époque.

Qualifier le véganisme de ‘secte’ peut être une façon de rejeter la réflexion qu’il propose. Mais en réalité, c’est une démarche ouverte et accessible, basée sur le respect et la logique.


Les végans cherchent à faire ressembler leur nourriture à de la viande

Les végans ne cherchent pas à imiter la viande parce qu’ils en manquent, mais parce que les goûts et textures associés à la viande ou aux produits animaux sont familiers et appréciés par beaucoup.

Les alternatives végétales offrent un moyen de retrouver ces saveurs sans causer de souffrance animale ou nuire à l’environnement.

De plus, ces produits sont un excellent pont pour les personnes en transition vers une alimentation végétale. Ils permettent de remplacer facilement des plats classiques tout en respectant ses valeurs éthiques.

Ce n’est pas la viande elle-même qui est recherchée, mais l’idée de savourer des plats variés, gourmands et accessibles à tous, sans exploitation animale.

Ce n’est pas différent des gens qui cherchent à recréer des plats traditionnels avec d’autres ingrédients, comme les pâtes sans gluten ou les burgers à base de légumes. C’est simplement une adaptation aux préférences ou aux valeurs.


L’humain leur a donné la vie, on leur a fait une faveur

Donner la vie à un être sensible uniquement pour l’exploiter et le tuer n’est pas une faveur, c’est une instrumentalisation. Si nous faisons naître des animaux dans le seul but de les utiliser, leur existence est conditionnée par nos intérêts, pas par leur bien-être ou leur droit à une vie libre.

De plus, ces animaux n’ont jamais choisi de venir au monde dans un système où leur souffrance et leur mort sont programmées. Ce n’est pas un ‘cadeau’ que de leur offrir une vie contrôlée, souvent remplie de douleur et de privations, pour ensuite leur reprendre violemment.

Une vraie faveur serait de les laisser vivre pour eux-mêmes, sans exploitation, et de protéger leur liberté, comme nous aimerions qu’on le fasse pour nous.


La morale est subjective

Il est vrai que certains aspects de la morale peuvent varier selon les cultures ou les individus, mais il existe des principes fondamentaux largement partagés : éviter de causer de la souffrance inutile et respecter les droits des autres êtres sensibles.

Ces principes sont au cœur du véganisme. Si nous reconnaissons qu’il est mal de faire souffrir un animal sans raison valable, alors continuer à les exploiter pour des habitudes ou des plaisirs gustatifs devient difficilement justifiable.

La subjectivité de la morale ne devrait pas être une excuse pour ignorer les conséquences de nos actions. Nous avons le choix d’agir en alignement avec des valeurs de justice, de compassion et de respect, qui transcendent les préférences individuelles.


Coincé sur une île déserte avec un cochon, un végan le mangerait

Être coincé sur une île déserte avec un cochon est un scénario extrême et peu représentatif de notre réalité quotidienne.

Si on prend un autre exemple : si un humain était coincé sur l’île avec moi, devrais-je le manger pour survivre ? Le simple fait qu’un scénario de survie extrême existe ne justifie pas la violence ou l’exploitation dans un contexte où on a d’autres options.

Le véganisme repose sur l’idée d’éviter la souffrance animale lorsqu’on a le choix. Dans une situation de survie où il n’y aurait aucune autre option, les priorités changeraient peut-être, mais ce n’est pas le cas dans notre vie actuelle, où nous avons facilement accès à des aliments végétaux variés et nutritifs.

Ce genre de déclaration revient souvent à chercher une justification pour continuer à exploiter les animaux dans des contextes où il n’y a aucune nécessité.

Ce n’est pas sur une île déserte que se joue notre éthique, mais dans nos choix quotidiens, ici et maintenant.


Je suis végétarien, c’est suffisant

Être végétarien est souvent une étape importante vers une alimentation plus éthique, mais elle reste insuffisante et, dans certains cas, peut causer encore plus de souffrance animale.

Dans l’industrie laitière, les vaches sont exploitées plus longtemps que les vaches élevées pour la viande. Elles subissent des inséminations forcées répétées, sont séparées de leurs veaux à chaque naissance (ce qui cause un immense stress aux deux), et développent fréquemment des mammites douloureuses dues aux traites intensives. Elles finissent tout de même à l’abattoir lorsqu’elles ne produisent plus suffisamment de lait.

Les poules pondeuses, elles aussi, sont exploitées plus longtemps que les poulets élevés pour leur chair. Elles pondent à un rythme anormal, résultat de manipulations génétiques, ce qui épuise leur corps et provoque des fractures osseuses, des carences et d’autres souffrances avant qu’elles ne soient elles aussi abattues.

Être végétarien ne peut être qu’une transition très rapide, car en continuant à consommer des produits laitiers et des œufs, on soutient directement des industries qui causent une souffrance immense et prolongée aux animaux.

Passer au véganisme est la seule façon de réduire véritablement cette exploitation et d’être en accord avec des valeurs de compassion.


Hitler était végétarien

L’idée qu’Hitler était végétarien est largement contestée par les historiens.

Cette information semble avoir été propagée en partie par Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazie, pour construire une image d’Hitler comme un leader ascétique, discipliné et en harmonie avec la nature. Cette stratégie visait à renforcer son aura de « guide éclairé », même si les preuves historiques contredisent cette image. Des témoignages de son entourage et des archives montrent qu’Hitler consommait régulièrement des produits animaux, notamment des saucisses, du foie, et parfois du gibier.

Mais au-delà de cette question, l’éthique d’un choix alimentaire ne dépend pas d’une personne célèbre ou controversée. Dire qu’Hitler aurait été végétarien pour discréditer le véganisme n’a aucun sens : ce qui importe, c’est pourquoi on choisit de ne pas exploiter les animaux, et non ce que d’autres ont pu faire dans des contextes complètement différents.

Si on commençait à juger des choix éthiques basés sur ce que mangeaient les dictateurs, on pourrait facilement retourner l’argument contre les omnivores.

Quelques dictateurs carnivores célèbres :

  1. Staline : Amateur de viande, notamment de plats traditionnels géorgiens à base d’agneau ou de poulet.
  2. Mao Zedong : Consommait régulièrement de la viande, en particulier du porc, et ne suivait aucune restriction alimentaire.
  3. Saddam Hussein : Grand consommateur de viande, en particulier d’agneau et de plats traditionnels irakiens.
  4. Benito Mussolini : Aimait les plats riches et carnés, bien qu’il ait préféré des repas simples dans ses dernières années.
  5. Kim Jong-il (père de Kim Jong-un) : Consommateur de viande haut de gamme, connue pour être une figure de l’excès gastronomique.

Ce genre de débat détourne l’attention de l’essentiel : les motivations actuelles du véganisme, qui sont la compassion, la justice et le respect de la vie animale. »


Les éleveurs perdraient leurs emplois

Il est vrai que dans une transition vers un monde végan, les éleveurs verraient leur métier évoluer. Mais cela ne signifie pas qu’ils seraient abandonnés ou laissés sans solutions. Des associations comme Co&xister en Suisse ou TransiTerra en France travaillent déjà à accompagner les éleveurs dans leur reconversion vers des métiers durables et éthiques, comme l’agriculture végétale ou des projets agroécologiques.

Il faut aussi souligner que le métier d’éleveur n’est pas idyllique. Beaucoup survivent difficilement, même avec des subventions, car les marges dans l’élevage sont faibles.

De nombreux éleveurs témoignent de leur propre mal-être face à la réalité de leur métier, notamment le fait de devoir envoyer des animaux qu’ils ont élevés à l’abattoir, mais se sentent piégés par l’idée qu’ils n’ont pas d’autre moyen de faire vivre leur famille.

Ces reconversions leur offrent une opportunité de sortir de ce cercle vicieux et de retrouver un métier en phase avec leurs valeurs, tout en participant à la construction d’un avenir plus respectueux des animaux et de l’environnement.

Les emplois dans l’élevage peuvent être remplacés par des emplois dans l’agriculture végétale, la reforestation, ou d’autres domaines liés à une alimentation durable.

Plutôt que de rester figés dans un modèle dépassé et difficilement viable, nous avons l’opportunité de construire un avenir meilleur pour tous, y compris pour les anciens éleveurs.


Des soi-disant vegans tuent des moustiques ou des tiques

Le véganisme n’est pas une quête de perfection absolue, mais une démarche visant à réduire autant que possible la souffrance animale. Il est vrai que certaines situations, comme la gestion des moustiques ou des tiques, posent des dilemmes éthiques.

Dans le cas des moustiques ou des tiques, il s’agit souvent de préserver sa propre santé ou celle de ses proches, car ces insectes peuvent transmettre des maladies graves. La priorité est alors de se protéger, tout en minimisant l’impact sur ces animaux autant que possible. Par exemple, beaucoup de végans choisissent des répulsifs ou des méthodes préventives pour éviter d’en arriver à les tuer.

Ce type de cas extrême ne doit pas discréditer la démarche végane dans son ensemble, qui vise à réduire la souffrance systématique et massive infligée aux animaux pour la consommation, les vêtements ou les loisirs.

Ce n’est pas parce que des choix éthiques complexes existent que cela invalide les efforts pour un mode de vie plus respectueux.

Sinon, ce serait un peu comme dire qu’il est inutile de recycler parce qu’on oublie parfois de recycler un emballage.


Il n’est pas de la responsabilité de l’humain de garantir aux animaux une belle vie, l’humain ne peut pas régenter la nature

Effectivement, l’humain ne peut pas et n’a pas à régenter la nature.

Cependant, il est question ici d’élevage et cela n’a rien de naturel.

Ce système est entièrement créé et contrôlé par l’humain : il force des animaux à naître, à être exploités, et à mourir pour des intérêts humains.

Le sujet n’est pas de garantir une belle vie à tous les animaux sauvages, mais simplement de nuire le moins possible aux êtres vivants et d’arrêter d’exploiter ceux que nous avons asservis pour notre consommation.

Refuser de participer à l’élevage, c’est refuser d’imposer souffrance et mort à des êtres sensibles pour des plaisirs ou des habitudes.

Ce n’est pas vouloir contrôler la nature, mais mettre fin à un système artificiel et cruel, créé par l’homme, qui n’a rien de naturel ni de nécessaire aujourd’hui.

Laisser les animaux vivre librement sans les exploiter, ce n’est pas ‘régenter la nature’, c’est simplement leur rendre la liberté qui leur a été volée.


Je m’en fous, il n’y a que mes intérêts qui comptent pour moi

Chacun a ses priorités et ses intérêts, c’est vrai.

Mais même si tu agis uniquement pour toi, il est intéressant de noter que prendre en compte les conséquences de ta consommation de produits animaux peut aussi servir tes propres intérêts : c’est bénéfique pour ta santé, pour ton environnement, et pour les générations futures donc pour tes éventuels enfants et petits-enfants.

Beaucoup de personnes trouvent une grande satisfaction personnelle et un sens à leur vie en choisissant de ne pas contribuer à la souffrance des plus vulnérables, en refusant un système qui affecte certes les animaux, mais aussi les humains.

Peut-être que ça vaudrait le coup d’y réfléchir.


Les animaux seraient malades ou infestés de parasites si on ne les exploitait pas

Les animaux d’élevage sont souvent bien plus vulnérables aux maladies et aux parasites justement à cause de l’exploitation humaine. Les conditions dans lesquelles ils sont maintenus – surpopulation, stress, sélection génétique extrême – affaiblissent leur système immunitaire et favorisent la propagation des infections.

Dans la nature, les animaux sauvages vivent sans intervention humaine et parviennent à maintenir un équilibre avec leur environnement. Si nous arrêtions d’exploiter les animaux, ils ne seraient plus manipulés pour produire au maximum, et leur santé s’améliorerait naturellement.

Notre rôle n’est pas de ‘gérer’ les animaux ou leur santé, mais de cesser de les exploiter. Les écosystèmes ont fonctionné bien avant l’intervention humaine, et en libérant les animaux de l’exploitation, nous leur permettrions de retrouver des conditions de vie plus naturelles et adaptées à leurs besoins.

En arrêtant de les exploiter, nous réduirions aussi l’usage massif d’antibiotiques dans l’élevage, qui contribue à des problèmes mondiaux comme l’antibiorésistance. Nous avons tout à gagner à laisser les animaux vivre sans interférer avec leurs cycles naturels.


Être végan, c’est une mode

Le véganisme n’est pas une mode, mais une démarche éthique et réfléchie, fondée sur des valeurs de compassion, de justice et de durabilité. Ce n’est pas quelque chose de temporaire ou de superficiel, mais un choix de vie qui répond à des enjeux cruciaux comme la souffrance animale, la crise climatique et la santé publique.

Si le véganisme est de plus en plus visible aujourd’hui, c’est parce que de nombreuses personnes prennent conscience de l’impact de leurs choix alimentaires. Ce n’est pas une mode, mais une évolution sociétale, comme l’abolition de l’esclavage ou la lutte pour l’égalité des droits. Ces changements peuvent avoir semblé ‘à la mode’ à leurs débuts, mais ils reflétaient des avancées morales profondes.

Le fait que le véganisme gagne en popularité montre que de plus en plus de gens se questionnent et agissent pour un monde plus juste.

Si être végan était juste une mode, pourquoi y aurait-il autant de recherches scientifiques et de rapports internationaux qui soutiennent cette transition comme essentielle pour l’avenir de la planète ?


Je ne pourrais jamais convaincre mes enfants/mari/famille de suivre ce mode de vie

Convaincre » quelqu’un n’est pas forcément l’objectif. Ce qui compte, c’est de montrer l’exemple en vivant aligné avec ses valeurs. Personne n’aime qu’on lui impose des choix, mais beaucoup sont inspirés par des exemples positifs.

Vous ne pouvez pas forcer un changement, mais vous pouvez semer des graines. Cuisiner des plats végans délicieux, parler de vos motivations avec sincérité, ou partager des documentaires et des informations peut éveiller une curiosité ou une réflexion chez vos proches. Même s’ils ne changent pas immédiatement, chaque graine plantée a le potentiel de germer à long terme.

Vos enfants et votre famille peuvent être plus ouverts que vous le pensez. Beaucoup de parents découvrent que leurs enfants acceptent très bien le changement, surtout lorsqu’on leur explique que cela protège les animaux et la planète. Parfois, ce sont même les enfants qui motivent les adultes à revoir leurs choix !

Enfin, n’oubliez pas que changer son mode de vie est un processus. Il n’est pas rare que certains membres de la famille mettent du temps à comprendre et à intégrer ces idées.


Il faut bien que les prédateurs humains soient en haut de la chaîne alimentaire

La « chaîne alimentaire » est un concept construit par les humains, pas une réalité absolue. Elle a été inventée pour expliquer les relations entre les espèces dans la nature, mais elle est bien plus complexe qu’une simple hiérarchie avec l’humain au sommet. En réalité, les écosystèmes fonctionnent en réseaux d’interdépendance où chaque espèce joue un rôle spécifique. L’idée que les humains seraient « en haut » est davantage une justification culturelle qu’une vérité biologique.

Les humains n’ont pas gagné leur place « en haut », ils ont imposé leur domination. Contrairement à un véritable prédateur qui doit chasser pour survivre, les humains ont contraint les autres espèces à leurs désirs grâce à des outils, des technologies et des systèmes d’exploitation industrialisés. Cela ne signifie pas qu’ils occupent un rôle naturel de « prédateur suprême », mais plutôt qu’ils ont abusé de leur pouvoir. Être dominant ne veut pas dire être moralement supérieur ou justifié dans ses actes.

Nous n’avons pas besoin de nous voir comme « en haut » pour exister. Cette vision hiérarchique est surtout un moyen de légitimer l’exploitation des animaux. Mais si on analyse les faits, les humains ne dominent pas « naturellement » : nous ne survivrions pas sans les plantes, les insectes ou les bactéries, qui sont bien plus essentiels à la vie sur Terre que nous. Plutôt que d’imposer notre domination, nous avons tout à gagner à reconnaître notre interdépendance avec le reste du vivant et à agir avec respect envers les autres espèces.

Le véritable pouvoir humain réside dans le choix. Contrairement aux animaux prédateurs qui doivent tuer pour survivre, nous avons la capacité de vivre sans nuire aux autres. Nous pouvons utiliser notre intelligence pour faire des choix éthiques, respectueux et durables.


Les animaux que l’on mange sont déjà morts

Dire que « les animaux sont déjà morts » revient à ignorer pourquoi et comment ils sont morts. Ces animaux n’étaient pas destinés à mourir pour nous ; ils ont été tués parce que nous continuons à créer une demande pour leur chair. Si vous achetez de s produits d’origine animale, vous soutenez directement un système qui tue des animaux de manière intentionnelle et systématique. Chaque achat est comme un vote pour que cela continue.

Les animaux ne sont pas des objets inanimés ; ils sont des êtres sensibles. Avant d’être « déjà morts », ces animaux avaient une vie, des émotions, et une envie de vivre tout comme nous. En consommer la chair, c’est fermer les yeux sur tout ce qu’ils ont subi : l’enfermement, les mutilations, la séparation mère / petits, et une mise à mort violente.

Votre choix peut changer les choses. Si vous arrêtez de consommer des produits issus de l’exploitation animale, vous envoyez un signal fort aux industries qui les produisent. Moins de demande signifie moins d’animaux élevés et tués. Ce n’est pas un système figé : il évolue selon nos choix de consommation.

Enfin, ce n’est pas parce qu’un mal est déjà fait qu’il faut le perpétuer. Imaginez qu’un acte violent ait déjà eu lieu : cela ne le justifie pas, ni ne rend acceptable d’y participer. Nous avons la responsabilité de faire des choix qui reflètent nos valeurs et notre refus de soutenir l’injustice.

Dire que les animaux sont ‘déjà morts’ revient à nier la chaîne de responsabilités derrière leur exploitation. Si vous avez le choix de ne pas soutenir cette violence, pourquoi ne pas le faire ?


Un monde entièrement végan détruirait l’économie

L’idée qu’un monde végan détruirait l’économie repose sur un malentendu. L’économie est dynamique et s’adapte constamment aux changements de la société. Si la demande pour les produits animaux diminue, d’autres secteurs se développeront pour répondre aux besoins des consommateurs, comme l’agriculture végétale, les alternatives véganes, ou encore des innovations en biotechnologie. Ces transitions créent des emplois et stimulent de nouveaux marchés, tout comme d’autres évolutions économiques majeures l’ont fait par le passé (par exemple, la montée des énergies renouvelables ou la révolution numérique).

L’économie actuelle est déjà en transition. La demande pour des alternatives végétales (comme les burgers véganes, les boissons végétales ou les protéines à base de légumineuses) explose, ce qui montre que les entreprises peuvent prospérer en s’adaptant. En réalité, les marchés véganes offrent d’immenses opportunités économiques, avec une croissance annuelle bien supérieure à celle des industries animales.

Un modèle économique basé sur la souffrance n’est pas durable. Les élevages industriels causent des dommages énormes à la planète et donc aux humains : déforestation, pollution des sols et de l’eau, émissions de gaz à effet de serre. Ces coûts environnementaux pèsent déjà lourdement sur l’économie mondiale et mettent en danger notre avenir. Passer à une agriculture végétale permettrait de réduire ces impacts et de construire une économie plus durable et résiliente.

Les emplois ne disparaîtront pas, ils évolueront. Les travailleurs des industries animales pourraient être redirigés vers des secteurs comme l’agriculture végétale, la production alimentaire innovante ou d’autres métiers écologiques. Avec des politiques publiques adaptées (subventions, reconversions professionnelles), cette transition peut être juste et bénéfique pour tous.

Enfin, l’éthique ne devrait pas être subordonnée à l’économie. Même si une transition végan causait des bouleversements, cela ne justifie pas de maintenir un système fondé sur la souffrance et l’exploitation. L’histoire montre que l’économie s’est toujours adaptée aux progrès éthiques, que ce soit pour abolir l’esclavage ou réduire l’exploitation des enfants dans le travail.

Dire qu’un monde végan détruirait l’économie revient à sous-estimer notre capacité d’adaptation. Ce serait au contraire une chance de construire un système économique plus éthique, durable et innovant.


Les animaux ne comprennent pas la vie et la mort, alors ça n’a pas d’importance

Le fait que les animaux ne comprennent pas la vie et la mort comme les humains n’enlève rien à leur capacité à souffrir et à vouloir vivre. Les animaux ressentent la peur, la douleur, le stress, et recherchent instinctivement leur bien-être et leur sécurité. Ce sont ces capacités à ressentir qui importent, pas leur compréhension philosophique de l’existence.

L’importance de leur vie ne dépend pas de leur conscience de la mort. Imaginez un jeune enfant ou une personne atteinte de déficience intellectuelle qui ne comprend pas pleinement le concept de la mort : cela ne rendrait pas leur vie moins précieuse ni ne justifierait de les faire souffrir ou de les tuer. De la même manière, les animaux méritent le respect de leur vie simplement parce qu’ils la vivent et qu’ils y tiennent instinctivement.

Les animaux montrent qu’ils tiennent à leur vie. Une vache qui s’échappe d’un abattoir, un cochon qui lutte pour sa liberté, ou un poisson qui se débat pour survivre prouvent qu’ils ne veulent pas mourir. Même si ces comportements ne sont pas le fruit d’une réflexion intellectuelle, ils démontrent un attachement à la vie. Ignorer cela, c’est nier leur capacité à ressentir et leur droit à exister.

Par ailleurs, notre responsabilité morale ne dépend pas de la conscience des autres. Ce qui nous rend humains, c’est notre capacité à agir avec compassion et à protéger les êtres vulnérables. Si un animal ne comprend pas la vie et la mort, cela ne nous donne pas le droit de décider arbitrairement de sa fin. Au contraire, cela devrait renforcer notre devoir de les protéger.

Enfin, notre compréhension de la perception animale de la vie et de la mort est encore limitée. Cependant, des observations révèlent que certaines espèces manifestent des comportements suggérant une forme de conscience de la mort. Par exemple, les éléphants ont été vus veillant leurs défunts, touchant délicatement leurs corps et les recouvrant de feuilles ou de terre, ce qui peut être interprété comme des rituels funéraires.

Ignorer ces manifestations de deuil chez les animaux revient à sous-estimer leur complexité émotionnelle et sociale.


Les végans ont des carences

Les carences ne sont pas propres au véganisme, elles peuvent toucher tout le monde. Beaucoup de personnes omnivores souffrent de carences en fer, en vitamine D, ou en oméga-3 sans pour autant remettre en question leur alimentation. Une alimentation végane riche en fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, noix et graines, peut fournir tous les nutriments nécessaires à une bonne santé.

La seule supplémentation nécessaire est la vitamine B12, et ce n’est pas un problème. La B12, essentielle au fonctionnement du système nerveux, provient des bactéries présentes dans le sol. Dans l’élevage intensif, elle est souvent ajoutée directement à l’alimentation des animaux, pour que les consommateurs de viande en bénéficient. En prenant un supplément de B12, les végans contournent simplement cette étape, de manière plus directe et sans exploitation animale.

Les autorités médicales reconnaissent qu’un régime végan est sain. Des organisations comme l’Académie de Nutrition et de Diététique (l’une des plus grandes associations de diététiciens au monde) affirment qu’une alimentation végétalienne bien équilibrée est adaptée à toutes les étapes de la vie, y compris pour les enfants, les femmes enceintes et les sportifs.

En réalité, un régime végan peut même réduire les risques de certaines maladies. Les études montrent que les personnes véganes ont souvent moins de risques de développer des maladies cardiovasculaires, de l’hypertension, du diabète de type 2, ou certains cancers, grâce à une alimentation riche en fibres, en antioxydants, et pauvre en graisses saturées.

Enfin, les carences sont évitables avec une alimentation équilibrée. Si une personne végane est mal informée ou ne mange pas varié, elle peut effectivement développer des carences, mais cela n’est pas propre au véganisme. Un omnivore qui mange principalement des produits transformés peut avoir les mêmes problèmes.


Je connais un végan qui est tombé malade

En ce qui me concerne, je connais beaucoup de personnes omnivores qui ont des maladies graves…

Une expérience individuelle ne reflète pas la généralité. Si un végan tombe malade, cela ne signifie pas que le véganisme en est la cause. Tout le monde peut tomber malade, végan ou omnivore, pour des raisons variées : une alimentation déséquilibrée, le stress, des facteurs génétiques, ou d’autres causes indépendantes du régime alimentaire.

La santé dépend de l’équilibre alimentaire, pas uniquement du régime. Être végan ne garantit pas une bonne santé si l’on ne consomme pas des aliments variés et riches en nutriments. Mais cela s’applique également aux omnivores : une personne qui mange de façon déséquilibrée, qu’elle soit végan ou non, risque des problèmes de santé.

De nombreux végans sont en parfaite santé. De nombreuses personnes véganes, y compris des athlètes de haut niveau, des médecins et des personnes âgées, témoignent de leur excellente santé. Ce qui compte, c’est de comprendre ses besoins nutritionnels et de planifier son alimentation pour les satisfaire.

Enfin, l’anecdote ne doit pas masquer la réalité des faits. Les grandes études scientifiques montrent qu’un régime végan bien planifié est non seulement adapté à toutes les étapes de la vie, mais qu’il peut également réduire les risques de nombreuses maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, et certains cancers.


Le véganisme est contre-nature

L’idée que le véganisme est « contre-nature » repose sur une vision limitée de la nature. Ce qui est « naturel » n’est pas toujours bon ou moralement justifiable. Dans la nature, il y a des comportements violents, comme le cannibalisme ou l’infanticide, mais cela ne signifie pas que nous devons les imiter. En tant qu’humains, nous avons la capacité de dépasser nos instincts de base pour faire des choix éthiques.

Le véganisme s’appuie sur des choix réfléchis, pas des instincts bruts. Les humains n’ont pas de besoins biologiques les obligeant à manger des produits animaux. Nous pouvons obtenir tous les nutriments nécessaires grâce à une alimentation végétale bien planifiée. Ce choix est en fait plus en accord avec nos valeurs morales, comme la compassion et le respect de la vie, que l’exploitation animale.

Beaucoup de comportements humains modernes sont « contre-nature ». Cuisiner les aliments, vivre dans des maisons chauffées, porter des vêtements synthétiques ou utiliser Internet sont également « contre-nature » au sens strict, mais personne ne remet ces pratiques en question. Ce qui est « naturel » n’est pas toujours un critère pertinent pour décider si quelque chose est juste ou bénéfique.

Enfin, vivre en harmonie avec la nature ne signifie pas exploiter les autres espèces. Si l’on considère que la nature implique un équilibre, alors le véganisme est une démarche qui respecte cet équilibre en réduisant les souffrances animales et les dommages environnementaux causés par l’élevage industriel.


On a besoin des produits animaux pour produire certains médicaments

Il est vrai que certains médicaments actuels contiennent des produits d’origine animale ou sont testés sur les animaux, mais cela ne signifie pas que ces pratiques sont indispensables. Ces méthodes existent principalement parce qu’elles ont été historiquement développées ainsi, pas parce qu’elles sont les seules possibles. La science évolue rapidement et propose déjà des alternatives prometteuses.

Les tests sur les animaux ne sont pas aussi fiables qu’on le pensait. De nombreuses études montrent que les résultats obtenus sur les animaux ne sont pas toujours transposables aux humains. Par exemple, certains médicaments qui fonctionnent chez les rongeurs se révèlent inefficaces ou dangereux chez l’homme. Ces différences s’expliquent par des variations biologiques importantes entre les espèces.

Les nouvelles technologies offrent des alternatives plus pertinentes. Les tests sur des cellules humaines en laboratoire (cultures cellulaires, organoïdes, ou même des organes sur puce) permettent de mieux comprendre les effets des médicaments directement sur des tissus humains. Ces méthodes sont non seulement plus éthiques, mais aussi souvent plus fiables et rapides que les tests sur les animaux.

Les produits animaux dans les médicaments ne sont pas forcément indispensables. Dans certains cas, des alternatives végétales, synthétiques ou cultivées en laboratoire peuvent remplacer les ingrédients d’origine animale. Par exemple, des enzymes ou des gélatines d’origine végétale peuvent remplacer celles issues des animaux, et des chercheurs travaillent déjà sur des innovations dans ce domaine.

Cela ne signifie pas qu’un monde végan pourrait immédiatement éliminer tous les produits d’origine animale dans les médicaments, mais cela montre qu’un changement est possible. Si davantage de fonds et de recherches étaient consacrés aux alternatives, la dépendance aux produits animaux pourrait être significativement réduite à long terme et des alternatives plus éthiques, fiables et adaptées à l’humain seraient développées.


C’est trop compliqué de trouver des options véganes en voyage ou au restaurant

Trouver des options véganes en voyage ou au restaurant est de plus en plus facile grâce aux outils modernes et à la demande croissante pour ce type d’alimentation. Les habitudes alimentaires évoluent, et de nombreux restaurants proposent désormais des options végétaliennes ou peuvent adapter leurs plats sur demande.

Des applications comme HappyCow facilitent grandement les choses. HappyCow est une application qui recense les restaurants, cafés et magasins proposant des options véganes dans le monde entier. Que vous soyez dans une grande ville ou une destination plus reculée, elle peut vous aider à trouver des lieux adaptés à vos besoins en quelques clics.

Les cuisines du monde offrent naturellement de nombreuses options véganes. Par exemple, la cuisine indienne propose souvent des currys végétaliens à base de lentilles ou de légumes, la cuisine méditerranéenne regorge de salades, mezzés et plats à base de légumes, et de nombreuses spécialités asiatiques peuvent être préparées sans produits animaux. Même dans des endroits moins végan-friendly, vous pouvez toujours trouver des alternatives en ajustant légèrement les plats (par exemple, demander une pizza sans fromage ou un sandwich sans mayonnaise).

Les supermarchés et marchés locaux sont vos alliés. En voyage, il est aussi facile de préparer soi-même des repas simples en utilisant des fruits, légumes, légumineuses, céréales et produits végétaux disponibles partout dans le monde.

Cela peut demander un peu plus de planification au début, mais cela devient rapidement une habitude. Avec un minimum de préparation, il est tout à fait possible de manger végan partout, et les outils comme HappyCow rendent cela encore plus simple et agréable.


Les animaux domestiques, comme les chiens et les chats, mangent de la viande, donc pourquoi pas nous ?

Comparer les besoins alimentaires des humains à ceux des chiens et des chats n’est pas pertinent, car nous n’avons pas les mêmes besoins nutritionnels. Les humains peuvent s’épanouir parfaitement avec une alimentation 100 % végétalienne équilibrée, tandis que les chiens et les chats ont des besoins spécifiques liés à leur biologie.

Les chiens peuvent tout à fait suivre une alimentation végane. Contrairement aux chats, les chiens ne sont pas des carnivores stricts, mais des omnivores. De nombreuses marques, comme celles proposées sur le site Official Vegan Shop, offrent des croquettes véganes parfaitement équilibrées pour répondre à leurs besoins nutritionnels. Ces croquettes contiennent tous les nutriments essentiels, y compris la B12 et la taurine, souvent ajoutées sous forme synthétique. Les témoignages de propriétaires et des études montrent que des chiens nourris avec une alimentation végane peuvent être en parfaite santé.

Pour les chats, la situation est plus délicate. Les chats sont des carnivores stricts, mais les croquettes véganes spécialement formulées peuvent également couvrir leurs besoins si elles sont bien choisies. En complément, les chats qui sortent et chassent de temps en temps obtiennent naturellement des nutriments comme la B12 grâce à leurs proies ou au contact avec le sol. Cela démontre que leur alimentation peut être partiellement végétalisée, selon leur mode de vie.

Les besoins des animaux domestiques ne justifient pas nos choix alimentaires. Même si certains animaux domestiques mangent de la viande, cela ne signifie pas que nous devons en consommer nous aussi. Nous avons des choix éthiques et un accès à une alimentation variée et équilibrée qui permet d’éviter de participer à la souffrance animale, ce qui n’est pas toujours le cas pour eux.

Enfin, nourrir nos animaux avec des alternatives véganes montre que nous pouvons réduire l’exploitation animale dans tous les aspects de nos vies. En choisissant des produits végans pour eux aussi, nous contribuons à diminuer l’impact de l’élevage sur les animaux, l’environnement, et notre santé.


Il y a des véganes agressifs ou culpabilisants, et je ne veux pas en faire partie

Il est compréhensible de ne pas vouloir être perçu comme agressif ou culpabilisant. Certaines personnes véganes peuvent adopter une communication qui semble plus directe ou intense, mais cela ne représente pas l’ensemble des véganes. Chacun peut choisir une manière de s’exprimer qui reflète ses propres valeurs de bienveillance et de respect.

Le véganisme n’est pas une question d’agressivité, mais de compassion. Le choix de devenir végan repose avant tout sur le respect des animaux, de l’environnement et de notre santé. Vous pouvez partager vos convictions de manière positive et inspirante, sans chercher à culpabiliser qui que ce soit. Par exemple, cuisiner des plats savoureux, expliquer calmement vos motivations ou répondre aux questions avec patience peut avoir un impact bien plus fort qu’un discours accusateur.

Il est possible de sensibiliser sans conflit. Vous n’avez pas à engager des débats ou à confronter les autres si cela ne correspond pas à votre personnalité. Être végan, c’est d’abord vivre en accord avec vos valeurs. Votre exemple peut semer des graines de réflexion autour de vous, sans que vous ayez besoin de convaincre activement.

Enfin, si certaines réactions véganes semblent agressives, il est important de comprendre pourquoi. Pour beaucoup, il est difficile d’accepter la souffrance animale et l’indifférence face à ces enjeux, ce qui peut mener à des frustrations. Cependant, vous n’avez pas à adopter cette posture si elle ne vous convient pas.

A vous de choisir une approche qui vous ressemble, basée sur la bienveillance et le respect !


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